Lucien Merlin 1890 – 1982

Lucien Merlin commande en décembre 1914 le détachement des sapeurs-télégraphistes de la 38ème Division d’infanterie. Il s’illustre jusqu’à la fin de la guerre et est cité quatre fois à l’ordre de l’armée.

L’après-guerre voit le commandant Merlin combattre, dans les années 20, au Maroc. Il y est, notamment, commandant des transmissions du secteur de Taza. Après un court passage au 8ème Régiment du génie du Mont-Valérien, (il y crée la musique), il revient au Maroc et prend la tête des transmissions de sa division à Casablanca.

En 1935, il commande en second le 19ème Régiment du génie et assure la modernisation des équipements de postes TSF du sud tunisien. Nommé, en 1937, directeur des transmissions du Maroc et commandant des transmissions du théâtre d’opérations en Afrique du nord, il travaille à la modernisation des équipements, à la protection des centraux téléphoniques et au renforcement des réseaux de transmissions.

Après l’armistice, il commande le 19ème Régiment du génie reconstitué. En janvier 1942, il rejoint à Alger le général Juin, nouveau commandant en chef et reprend les fonctions de commandant des transmissions. Pour pallier le déficit en personnel, il crée le corps féminin des transmissions d’Afrique du nord, à l’effectif de 1500 jeunes femmes surnommées les « Merlinettes ». Il est de nouveau cité à l’ordre du corps d’armée.

A la Libération, ses derniers combats avant de quitter l’institution militaire sont de défendre la toute jeune arme des transmissions et de contribuer au rétablissement des communications nationales à partir d’un réseau des PTT (postes, télégraphe, téléphone) très touché par les actions militaires tant ennemies qu’amies.