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70 ans de travail conjoint !

C’est en 1944 que la première liaison hertzienne fût déployée entre la France et l’Angleterre. Alors que les Allemands disposaient de cette technologie dès 1939,  Cette faiblesse, faute de réelle coopération et de concertation entre militaires et industriels, va être comblée puis très vite se muer en atout déterminant.

Le premier système global de transmissions qui combine télégraphie et téléphonie sera déployé pendant la guerre d’Algérie. La décision française de se doter de l’arme nucléaire impliquera de posséder des moyens de transmissions des ordres, découplés de ceux du civil. Cette exigence conduira au lancement du programme de réseau d’infrastructure baptisé RITTER dès 1967. A cette époque, le Général de Gaulle, président de la république, décide de fixer aux régions un pôle de compétence spécifique. Le domaine des  TELECOMMUNICATIONS est attribué à la région Bretagne. Ainsi sont créés « l’autoroute de l’électronique de l’ouest » reliant Paris à Pleumeur-Bodou, les implantations industrielles et technologiques à Rennes et Lannion notamment et le transfert de l’école des transmissions de Pontoise à Cesson-Sévigné.

Le système de communication tactique numérisé et automatisé, RITA, qui équipe les unités à partir de 1983 servira de base à la future téléphonie mobile. Les opérations conduites loin du territoire national rendent indispensable la disponibilité d’un système global permettant de relier le théâtre aux centres de décision nationaux ; le système satellitaire SYRACUSE, qui se compose aujourd’hui de près de 400 stations affectées aux trois armées, assure cette fonction.

Parallèlement, l’interarmisation conduit à regrouper les réseaux fixes des trois armées au sein d’un système opérationnel unique, lequel valorise l’utilisation de supports par fibre optique. Dans le même temps, les programmes de modernisation des moyens de transmissions des garnisons et RITA 2ème génération, intègrent nativement le protocole IP, offrant ainsi au commandement l’accès à des services nouveaux comme Internet, l’Intranet et la visioconférence.

Aujourd’hui, les systèmes d’information et de communications sont totalement intégrés à la conduite des opérations. Le fantassin à équipement à liaison intégrée (FELIN) est déjà déployé en Afghanistan. Il communique avec ses chefs par radio, lesquels exploitent directement ses données grâce au système d’information régimentaire (SIR) à bord de véhicules de commandement nomades utilisant une liaison par satellite. Ces mêmes chefs tactiques communiquent en temps réel avec le commandement de théâtre. Grâce au Système d’information et de commandement des forces (SICF), la boucle décisionnelle est raccourcie, les demandes d’appui aérien ou de tirs d’artillerie sont traitées instantanément. Le haut commandement national est en permanence informé des opérations, grâce à l’opérateur SIC de la Défense (DIRISI) qui lui garantit un retour bout en bout des informations. La mission est remplie, la vie de nos soldats préservée. Mettre en oeuvre des technologies pointues dans des environnements souvent hostiles implique un haut niveau de qualification où la coopération civilo-militaire est réelle et la complémentarité payante.

Fêter conjointement en 2012 le 70ème anniversaire des transmissions permettra d’affermir davantage encore ce lien qui nous unit.